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Après avoir terminé le tournage de Joker : Folie à Deux, Lady Gaga s'est rendu compte qu'elle n'était pas tout à fait prête à quitter le personnage qu'elle avait méticuleusement exploré, créé et habité pendant si longtemps. Elle a commencé à imaginer ce que serait un disque du point de vue de Harley Quinn, alias Lee, trouvant la musique dans le chaos.

Harlequin est donc l'album que Lady Gaga se devait de faire. Un adieu au personnage, une fin pour Lee. En ce sens, Harlequin peut être considéré comme un compagnon de Joker : Folie à Deux, mais c'est aussi plus que cela - c'est la réalisation complète d'une vision artistique par Lady Gaga. Ces 13 chansons mélangent le jazz, le surf-punk, le blues et les classiques dans un disque qui semble à la fois familier et complètement nouveau. Et tandis que les fans attendent avec impatience son retour à la pop, elle continue de s'amuser en poursuivant ses explorations créatives et en nous offrant LG6.5...en attendant LG7 !
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Une tournée au long cours avait suivi la sortie de son premier album pour un label majeur (My one and only thrill), mais Melody Gardot s'agitait déjà, prête à de nouvelles aventures. Elle est partie seule, continuant ses voyages de par le monde à la recherche de nouvelles rencontres, de nouvelles cultures. Inspiré par les déserts du Maroc et les rues de Lisbonne, par les bars à tango de Buenos Aires ou des plages au Brésil, ce disque saisit l'essentiel de chaque endroit exotique, tout en préservant la quintessence de la musicienne américaine.
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Pour son premier album, le guitariste Miguel Castro d'origine chilienne et installé en France, s'interroge sur ses origines géographiques, culturelles et musicales. Il construit son album judicieusement intitulé Origin en explorant des empreintes jazzistiques qui l'ont fortement marquées, mais aussi des références à la poésie chilienne, ainsi que des réflexions philosophiques sur l'exil. Dans cet album, il est souvent question de parcours de vie et de quêtes de sens, toujours associés à une direction musicale précise. Miguel Castro a voulu mettre ses compositions et son jeu de guitare à l'intérieur d'un écrin sensuel et charnel, porté par la réalisation sonore de Tony Paeleman, pour un quartette avec saxophone ténor, contrebasse et batterie.
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C'est en compilant plusieurs musiques dérivées de l'Afrique que Billy Martin a eu l'idée de ce quatrième album du groupe. "Nous aimons tous les musiques du Brésil, des Caraïbes et d'Amérique latine qui sont depuis toujours très liées au jazz" explique John Medeski. "Nous nous sommes réunis et avons commencé à explorer cette connexion à notre façon". "C'est notre version des différentes formes de musiques africaines", renchérit John Scofield. Sept compositions originales et trois reprises exceptionnelles, Light my fire des Doors, Sunshine of your love de Cream et The times they are a-changin' de Bob Dylan composent cet album haut en couleurs.
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En renouant en conscience avec la radicalité du geste improvisé qui il y a vingt ans avait scellé leur association, les trois camarades de Das Kapital signent avec 'One Must Have Chaos Inside to Give Birth to a Dancing Star' un disque-bilan en forme de manifeste poétique d'une grande intensité lyrique, transfigurant les tensions sourdes du monde contemporain au prisme d'une harmonie collective instantanée miraculeuse de sensibilité. On l'a peut-être un peu oublié, tant au fil des années le groupe Das Kapital aura trouvé sa voix et cultivé sa différence en déclinant le plus souvent sa poétique libertaire embrassant tout le spectre du jazz moderne et des musiques expérimentales contemporaines, à partir d'un matériel thématique préexistant (qu'il soit puisé dans l'art fondamentalement 'impur' du compositeur allemand Hanns Eisler brouillant les frontières entre tradition populaire et avant-garde, dans le vaste répertoire des mélodies participant de la tradition française sous toutes ses formes ou qu'il s'agisse de compositions originales) - mais le trio s'est constitué et affirmé au tournant des années 2000 dans un registre relevant sans ambiguïté de la musique improvisée, au sens le plus large et libre du terme. Venus tous trois d'horizons esthétiques très divers, et riches déjà de parcours personnels traversant de manière singulière une scène musicale européenne alors en pleine effervescence créative dans son désir d'hybridation généralisée, le Danois Hasse Poulsen, l'Allemand Daniel Erdmann et le Français Edward Perraud inventèrent ensemble dès leurs premiers concerts une musique hautement spontanée et totalement ouverte, tant dans ses influences que dans ses options formelles. 'C'a été tout de suite magnétique entre nous,' se souvient Hasse Poulsen. 'On s'est mis à jouer sans concept préétabli, sans le projet de s'inscrire dans un style particulier - avec seulement l'envie de croiser nos expériences et de voir ce que ça donnerait !' 'Si immédiatement quelque chose de singulier et de personnel a émergé,' renchérit Daniel Erdmann, 'ce n'était pas réfléchi. C'est uniquement dans et par le jeu que ça s'est fait'. Rompant avec un certain dogmatisme de la musique improvisée générative, idéologiquement méfiante envers la pulsation, la mélodie et plus généralement tout élément de langage se référant de près ou de loin à la tradition, la jeune brigade internationaliste, loin de faire table rase du passé, se distingua aussitôt en embrassant et mélangeant allégrement dans sa musique iconoclaste toutes les références plus ou moins subliminales passant dans le creuset de son discours authentiquement collectif. 'On ne s'interdisait rien,' résume Edward Perraud. 'Si au fil de l'improvisation survenait une mélodie, un rythme ou l'allusion à un style particulier, qu'il s'agisse d'un riff de métal ou d'une référence explicite au free jazz, ce n'était jamais un emprunt superficiel, c'est la musique qui le générait, et on l'accueillait sans tabou, comme le fruit d'un inconscient collectif que l'alchimie entre nous avait su faire surgir.' Totalement en phase avec l'air du temps, s'appliquant consciencieusement à abolir toute forme de frontières entre musiques savantes et populaires en profitant pleinement de l'originalité d'une instrumentation funambulesque associant guitare, saxophone et batterie, Das Kapital posa progressivement les bases esthétiques, poétiques et politiques d'une mini démocratie en acte, fragile et forte à la fois' et, replaçant la mélodie au coeur de son projet à travers une poigné de disques inspirés, imposa à la scène européenne des musiques improvisées la profonde originalité d'un univers faussement simple et authentiquement libre, alliant à une inventivité formelle décomplexée une puissance lyrique de tous les instants. - - Vingt ans ont passé depuis cet avènement et, après avoir non seulement accumulé les disques en commun mais chacun de leur côté s'être engagés dans les projets les plus variés et ambitieux, les trois 'têtes pensantes' de Das Kapital ont ressenti le besoin d'une sorte de 'retour aux sources' en forme de mise au point et de grand geste régénérateur. 'On a proposé à Label Bleu de s'enfermer cinq jours en studio, sans matériel thématique ni préparation d'aucune sorte,' explique Edward Perraud, 'l'objectif étant d'improviser dans une forme de totale liberté, afin de capter en temps réel les énergies qui aujourd'hui nous animent tant individuellement que collectivement !' 41 improvisations ont ainsi vu le jour en trois intenses journées d'enregistrement - dont 7, après un long processus d'écoute, de tamis et de décantation, ont été finalement retenues pour donner forme à ce nouveau disque d'une extraordinaire fraîcheur et maturité mêlées ! 'L'idée c'était précisément de retrouver cette fraîcheur dans le son, dont on s'aperçoit plus on avance dans la musique, qu'elle constitue l'aspect le plus mystérieux et probablement le plus quintessentiel de la création,' précise Perraud - ' je trouve que de ce point de vue, notre objectif est atteint : ce disque, en renouant avec l'esprit complètement improvisé de nos débuts, parvient à capter sans le moindre filtre la musique que l'on fabrique ensemble aujourd'hui !' 'C'est exactement ça,' renchérit Hasse Poulsen, 'c'est de la musique improvisée mais avec l'énergie d'aujourd'hui et au final, ça sonne tout à fait différemment d'il y a vingt ans. Parce que non seulement les temps ont changé mais nous aussi. On a un niveau d'analyse en temps réel de notre musique en train de se faire qui tant d'un point de vue individuel que collectif s'est considérablement développé. C'est un peu comme si on était les premiers témoins de la musique que l'on fait et ça engendre inévitablement de nouvelles formes et de nouveaux types d'énergie. On est moins dans l'éclat, la distanciation ironique, la violence iconoclaste - beaucoup plus dans des logiques d'alliage, de tissage, comme s'il s'agissait de rassembler dans un même discours partagé, tout ce que l'on a accumulé au fil du temps de savoir et d'expérience.' Enregistré dans les conditions du direct, dans une forme d'intimité induisant des dynamiques collectives très subtiles dans un registre onirique tout en éveil des sens, cette musique vibratile, sous tension, profonde, complexe, puissamment introspective, apparaît comme parcourue tout du long d'une forme paradoxale de sérénité voire de douceur, fondées sur une entente et une complicité entre les trois musiciens, proprement miraculeuses ! Toujours très libre dans son geste partagé, résolument ouverte à l'imprévu, et dans le même temps extraordinairement tenue formellement au point de donner souvent l'impression d'être composée, cette longue suite a bénéficié d'un véritable travail de scénographe sonore de la part de l'ingénieur du son Maïkôl Seminatore, fidèle partenaire du trio depuis ses débuts... 'Ce sont les prises les plus naturelles que l'on a gardées au final, celles qui rendaient le mieux compte de la tonalité générale de la séance,' confie Daniel Erdmann. 'Il n'y a eu aucune coupe, les temporalités ont été scrupuleusement respectées pour rendre compte de la dramaturgie propre à chaque improvisation, mais Maïkôl a passé des heures en post-production à travailler des effets de recadrements et de loupes sur certains détails qui au final participe de manière décisive à l'ambiance très particulière de la séance et à la forme définitive prise par la musique.' 'On n'a peut-être jamais entendu aussi bien l'alchimie entre nous,' résume Edward Perraud, 'la façon dont on se passe la balle dans une forme de lâcher-prise fondée sur une grande confiance mutuelle. L'impulsion peut partir d'un accord de guitare, se répercuter dans le son du saxophone puis se prolonger par une caresse des balais sur la caisse claire : c'est tout ce processus humain de la musique en train de se faire que ce disque parvient à saisir !' - - Profonde et légère, rendant compte à la fois de la tonalité sombre et inquiétante de l'époque et de l'extraordinaire puissance de transfiguration et de sublimation de l'art, la musique de ce disque a trouvé son titre dans une phrase géniale de Nietzsche tirée d'Ainsi parlait Zarathoustra' : 'Il faut du chaos en soi pour donner naissance à une étoile qui danse !' On ne saurait mieux dire... --- Stéphane Ollivier ---.
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Voilà un beau trio post bop, sans instrument harmonique, qui mérite le détour. Dans ce disque où huit standards sont au programme le saxophoniste fait une sorte de démonstration tant le son de son saxophone alto est riche et pur. Sa fluidité est épatante et les lignes qu'il déploie sont ciselées avec une redoutable précision et une imagination féconde. Les trois musiciens n'en font jamais trop, chaque note jouée à sa raison d'être, le swing idoine est bien là mais ne fait jamais dans le tonitruant, et la musicalité n'en est que plus grande, à l'image de l'interaction qui les unit d'un bout à l'autre de l'album. Un très beau disque. > CULTURE JAZZ
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Le batteur Thomas Stronen et la pianiste Ayumi Tanaka, dont on a déjà pu entendre la collaboration sur ECM dans l'album Lucus, s'associent ici en un nouveau trio avec la clarinettiste, chanteuse et percussionniste Marthe Lea, pour une musique fraîche et ouverte, à la fois délicate et attentive à générer des espaces. C'est dans le cadre de l'Académie Royale de Musique d'Oslo, où pendant deux ans les trois musiciens ont eu l'occasion de se retrouver chaque semaine pour expérimenter de nouveaux modes de jeu, que le groupe s'est constitué et consolidé. L'esprit très spontané de la musique du trio se reflète parfaitement dans ce premier album enregistré dans les studios de la radio à Lugano sous la direction artistique de Manfred Eicher. A l'exception de la pièce qui donne son titre à l'ensemble, composée à partir d'un air traditionnel norvégien, la musique de Bayou a été créée collectivement sur le moment.
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Nouvelle rencontre de la pianiste helvète avec le multi-anchiste new-yorkais. Julian Sartorius, inventeur de plus d'une centaine d'instruments et troisième larron, en place de Mark Feldman, associe aux délicatesses exquises du duo tout un vocabulaire de sons percussifs sous forme d'une brassée d'impacts suggérant les timbres électroniques. Lockdown est le parfait exemple d'un confinement ultra-créatif.
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